Lionel Montico, photographe professionnel, animalier et de nature


Photographe de terrain

Photographe professionnel depuis plus de vingt ans, Lionel Montico explore les liens entre nature, paysage, animalier, voyage et humanité. Membre de l’agence Hemis.fr, il publie régulièrement ses images dans la presse, l’édition, les guides touristiques, les magazines et les beaux livres, en France comme à l’étranger.

Son travail photographique s’est d’abord construit dans les Alpes, au contact des lumières de montagne, des grands espaces et de la faune sauvage. Il s’est ensuite ouvert à de nombreux territoires du monde, avec une place centrale accordée à Madagascar, pays auquel il consacre depuis plus de dix ans un travail de fond mêlant photographie, rencontres humaines, biodiversité et engagement.

Une vocation née à Giverny

Son histoire avec l’image commence en 1982, à Giverny. Dans les allées du jardin de Monet, Lionel, alors âgé de douze ans, emprunte le Canon AE1 de son père et photographie une fleur. Quelques semaines plus tard, en découvrant le tirage, il comprend que la photographie peut révéler ce que le regard seul ne fait parfois qu’effleurer.

Une seule image suffit. Elle devient fondatrice.

Mais le chemin vers la photographie ne sera pas direct. À l’adolescence, on lui conseille d’apprendre d’abord “un vrai métier”. Il devient électricien, emprunte une voie plus raisonnable, sans jamais renoncer à cette vibration intérieure qui naît lorsque le regard passe derrière l’objectif.

Les Alpes comme premier territoire

Autodidacte, Lionel forge ensuite son regard en montagne. Skis aux pieds, piolet en main, souvent seul dans les massifs alpins, il apprend l’effort, la patience, l’attente de la lumière et l’observation du vivant.

La montagne devient son premier terrain d’expression. Elle lui enseigne le temps long, l’humilité et cette manière de regarder sans brusquer le monde.

Au début des années 2000, il publie plusieurs ouvrages régionaux, dont Belledonne, escapade en pays de lumière, premier livre photographique consacré au massif de Belledonne, récompensé par le Prix des Libraires du Dauphiné en 2003. Ce succès marque un tournant : la passion devient métier.

Un regard ouvert, libre et sensible

Son champ photographique s’élargit alors progressivement. Paysages, animalier, architecture, sport, voyage, reportage, portraits : Lionel refuse d’être enfermé dans une seule case.

Ce qui l’intéresse, c’est la relation entre un lieu, une lumière, une présence et une émotion. Son approche reste profondément liée au terrain, à l’expérience vécue et à la patience nécessaire pour faire naître une image juste.

Depuis plus de quinze ans, la faune sauvage occupe une place essentielle dans son travail. Enfant déjà, les livres consacrés aux animaux et aux grands espaces nourrissaient son imaginaire. Plus tard, l’observation des oiseaux du jardin, puis des animaux rencontrés en montagne, ont donné une forme concrète à cette fascination.

Photographier l’animal sauvage est devenu une évidence : une manière d’entrer en relation avec le vivant sans l’altérer, de témoigner de sa beauté autant que de sa fragilité.

Le sauvage comme espace d’humilité

Chez Lionel, la photographie animalière n’est pas une recherche de performance. Elle repose sur l’attente, le respect, l’acceptation de l’absence et la conscience de sa juste place.

Le sauvage est pour lui un espace de contemplation, de liberté et d’humilité. Il oblige à ralentir, à observer avant de déclencher, à accepter parfois de revenir sans image. Cette patience, acquise sur le terrain, reste au cœur de sa pratique photographique.

Madagascar, un travail de fond

Parmi les territoires qui ont marqué son parcours, Madagascar occupe une place à part. Depuis plus de dix ans, Lionel y revient chaque année et y séjourne longuement, souvent près de deux mois par an.

Il y photographie les paysages, les villages, les visages, la faune endémique et les liens fragiles entre l’homme et le vivant. De cette relation profonde sont nés plusieurs livres, des expositions et un travail photographique au long cours sur la beauté fragile de l’île et la force de son peuple.

Madagascar n’est pas seulement une destination dans son parcours. C’est un territoire de rencontres, de fidélité et d’engagement.

De l’image à l’engagement

À Madagascar, son regard s’est peu à peu transformé en action concrète. Lionel a fondé l’association Mada Tsiky, qui soutient un dispensaire dans la vallée du Tsaranoro.

Cette initiative prolonge naturellement son travail photographique : être présent sur le terrain, créer du lien, témoigner, mais aussi agir à son échelle auprès des populations locales.

Son engagement s’ouvre aujourd’hui également vers la préservation de la biodiversité, notamment à travers un projet documentaire consacré au lémur aux yeux turquoise, l’un des primates les plus rares au monde, endémique du nord-ouest de Madagascar.

Ce projet s’inscrit dans la continuité de son parcours : raconter un territoire, ses habitants, sa faune, ses fragilités et les liens possibles entre image, science et conservation.

Transmettre par le voyage

Photographe de terrain et passeur d’expérience, Lionel accompagne depuis de nombreuses années des voyages photo en petits groupes, de Madagascar au Costa Rica, de Yellowstone à la Patagonie.

Il y partage une approche sensible de la photographie, fondée sur la connaissance du terrain, l’observation, la patience, la lumière et le respect du vivant. Pour lui, un voyage photographique n’est pas seulement une quête d’images : c’est une immersion, une rencontre et une manière d’apprendre à regarder.

Une photographie entre émotion et conscience

Distingué à plusieurs reprises aux Photographies de l’année, exposé dans de nombreux festivals photo, notamment à Montier-en-Der, Phot’Aubrac, Chamonix Photo Festival ou encore Pont-Saint-Martin, Lionel poursuit une démarche où l’image est à la fois témoignage, émotion et transmission.

À travers ses livres, ses expositions, ses voyages, ses reportages et ses projets engagés, Lionel Montico cherche avant tout à raconter la beauté du monde sans en oublier la fragilité.

Photographier, pour lui, c’est continuer à s’émerveiller, mais aussi rappeler que le vivant mérite attention, respect et protection.

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